Ma rencontre avec Federman

Federman Amer eldoradoEn apprenant – tardivement (que fait la presse ?) – que Raymond Federman avait tiré sa révérence au début du mois, j’ai voulu évoquer ici ma rencontre avec cet homme généreux et drôle.

C’était au Salon du livre de Paris, en 2003. Je connaissais son nom, sa voix (via une émission de radio) mais bizarrement pas son visage. Quand j’arrive sur le stand de son éditeur, j’entends une voix me dire : “Je suis sûr que ce livre va vous plaire”. Je lève les yeux, c’était Raymond Federman. “C’est moi !” s’exclame-t-il en pointant les mains vers lui. Eclats de rire. La conversation s’engage, très librement. Il me dit qu’en achetant son livre, je ne mangerai pas le soir, ajoute que ce n’est pas un crime de voler des livres, qu’il l’a souvent fait. Et d’autres paroles remplies d’humour et de traits d’esprit. S’ensuit la dédicace d’un de ses livres, Amer eldorado 200/1, qui porte bien son titre. D’abord parce qu’il raconte, entre autres, les désillusions de son épopée en Amérique. Ensuite parce que ce livre a connu un parcours éditorial pour le moins chaotique : paru chez Stock en 1974, nommé pour le prix Médicis, il fut pilonné, oublié, réédité en Allemagne en 2001, puis enfin en France, chez Léo Scheer, en 2003 ! Rien que pour cette aventure digne d’un roman, il mérite bien l’attention. Merci Raymond.

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