L’appel du large

Leroy Grannis, « FInalistes du Duke Classic en 1969 », Sunset Beach, Hawaï.


Leroy Grannis, « Makaha », Hawaï, 1968.

Retour aux sources du surf, de son âge d’or californien, avec les photos de Leroy Grannis, lui-même surfeur, qui sut capter l’esprit de cette contre-culture qui prônait la liberté, le retour à une vie authentique en harmonie avec la nature, détachée des formes aliénantes du consumérisme, un peu à la façon des hobos, ces vagabonds célébrés par London et Kerouac. Mais, comme tous les idéaux, ce rêve porté par un instinct de rébellion a été rattrapé précisément par ce qu’il cherchait à fuir – l’argent, le business, le marketing, l’individualisme, la compétition, la culture de masse -, et la quête de la vague « parfaite » a laissé bon nombre de ces jeunes utopistes des fifties aux seventies en proie à de douloureuses désillusions quand ce fut pas à de tragiques descentes aux enfers. Restent ces images nous donnant une certaine idée de ce à quoi ressemblait cette période hédoniste avant qu’elle ne perde son innocence.

  • Leroy Grannis, Surf Photography of the 1960’s and the 1970’s, de Leroy Grannis, Steve Barilotti et Jim Heimann,
    Taschen, 2007.
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